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L’avantage du bonheur

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En supposant que nous pourrions tous bénéficier d'un petit coup de pouce pour atteindre le bonheur ces jours-ci, je veux vous partager quelques pensées d’un livre fabuleux. Si vous en tirez quelque chose, je vous suggère fortement d’acheter le livre pour en faire la lecture complète. Vous trouverez ci-dessous un mélange des mots d’Anchor tirés directement de son livre, The Happiness Advantage, mon propre résumé de certains de ses points et de mes réflexions, y compris quelques observations sur la façon dont cela pourrait s’appliquer à la gestion des bénévoles ou des donateurs.

Beaucoup d’entre nous ont appris qu’une fois que nous aurons du succès, nous serons alors heureux. Le succès, nous a-t-on dit, doit venir en premier. Mais Shawn Achor remet cette notion en question. Des recherches récentes dans les domaines de la psychologie positive et des neurosciences ont prouvé que l’ordre que nous avons appliqué à la relation entre le succès et le bonheur est faux. Ce n’est pas que le succès mène au bonheur, mais plutôt que le bonheur mène au succès.

  • Des médecins d’humeur positive ont démontré presque 3 fois plus d’intelligence et de créativité dans leur diagnostic d’un cas que les médecins d’humeur neutre, et ils ont effectué des diagnostics précis 19 fois plus vite (et tout ce qu’il a fallu pour leur faire ressentir des pensées heureuses était de leur offrir une sucette!)
  • Les vendeurs optimistes surpassent les vendeurs pessimistes de plus de 50 %
  • Les élèves qui se sentent heureux à propos de quelque chose avant un test de mathématiques surpassent leurs pairs d’humeur neutre.

Cela a trois ramifications importantes dans la gestion des bénévoles et les relations avec les donateurs.

  • Si vous commencez votre journée ou si vous vous préparez à une tâche difficile en réfléchissant aux choses qui vous rendent heureux ou en faisant quelque chose qui vous rend heureux, vous obtiendrez de meilleurs résultats.
  • L’environnement dans lequel vos bénévoles sont engagés est clairement important. S’ils sont heureux, ce qu’ils réussiront à accomplir pour vous augmentera.
  • Les campagnes encourageant les donateurs à donner par bonheur créent une expérience différente avec votre organisation que les campagnes encourageant les donateurs à donner par culpabilité.

Le bonheur peut agir comme une inoculation contre le stress. La période des impôts, comme vous pouvez l’imaginer, est une période très stressante pour les vérificateurs fiscaux. Pour mettre ses sept principes à l’épreuve, Achor a donné trois heures de formation en psychologie positive à 250 gestionnaires de KPMG. Lorsqu’ils ont été testés de nouveau plus tard, les vérificateurs qui avaient suivi la formation ont déclaré des scores de satisfaction de la vie beaucoup plus élevés et des niveaux de stress inférieurs à ceux du groupe témoin qui n’avaient pas reçu la formation.

Le changement est possible. Vous pensez peut-être que vous êtes qui vous êtes et que ça s’arrête là. Mais un nombre croissant de scientifiques nous enseignent que ce n’est tout simplement pas le cas.

Les progrès dans le domaine de la neuroplasticité montrent que le cerveau humain a un potentiel de croissance énorme. Nous ne connaissons pas ses limites, mais nous savons que la science a prouvé que le cerveau peut changer et se développer, qu’il y a de nombreuses façons de rebrancher nos cerveaux et que l’adoption d’habitudes qui améliorent notre état d’esprit a des effets prouvés et durables.

Les sept principes d’Achor

  1. L’avantage du bonheur – qu’un état d’esprit heureux mène à de meilleurs résultats a été prouvé dans une variété d’études, et il y a des choses que vous pouvez faire pour élever votre niveau de bonheur
  2. Le point d’appui et le levier – la capacité de notre esprit à façonner notre réalité externe peut être plus puissante que la réalité elle-même.
  3. L’effet Tetris : comment réentraîner notre cerveau pour repérer les modèles de possibilités, afin que nous puissions voir et saisir les opportunités partout où elles se trouvent
  4. Tomber vers le haut - concevoir l’échec comme une opportunité de croissance
  5. Le cercle Zorro : comment canaliser nos efforts vers de petits objectifs gérables, pour obtenir l’effet de levier nécessaire à la conquête graduelle d’objectifs de plus en plus grands
  6. La règle des 20 secondes : Réduisez l’énergie d’activation pour les habitudes que vous voulez adopter et augmentez-la pour les habitudes que vous voulez éviter
  7. Investissement social : comment récolter les dividendes de l’investissement dans l’un des plus grands prédicteurs de succès et de bonheur – notre réseau de soutien social

Principe #1 - L’avantage du bonheur

Des recherches démontrent clairement que les émotions positives peuvent ouvrir l’esprit à de nouvelles solutions et idées. Une de ces études a comparé deux groupes d’enfants de quatre ans. Chaque groupe a été chargé d’une série d’activités d’apprentissage, comme la mise en place de blocs de différentes formes. La différence entre les deux groupes, c’est qu’on a demandé à un groupe de réfléchir à quelque chose qui les rend heureux. Les enfants qui ont commencé l’exercice avec des pensées heureuses ont terminé les tâches plus rapidement et avec moins d’erreurs.

Dans une autre étude, des médecins divisés en deux groupes, où un groupe a été préparé à se sentir heureux et l’autre était neutre, ont été testés pour voir à quelle vitesse ils pouvaient effectuer un diagnostic correct. Encore une fois, le groupe heureux a surpassé le groupe neutre. Ils ont correctement diagnostiqué le problème presque deux fois plus vite que le groupe témoin.

Il y a un certain nombre d’activités que nous pouvons faire pour élever notre niveau de bonheur.

« L’esprit est son propre lieu, et en soi peut faire un paradis de l’enfer, un enfer du ciel. » John Milton, Paradise Lost

Mesures que vous pouvez prendre

  1. Méditer – La méditation régulière, ne serait-ce que cinq minutes par jour, recadre en permanence notre cerveau pour augmenter notre niveau de bonheur, réduire le stress et améliorer la fonction immunitaire.
  2. Trouver quelque chose à attendre avec impatience – Anticiper des récompenses futures éclaire les centres de plaisir de nos cerveaux de la même manière que la récompense réelle.
  3. Commettre des actes de bonté conscients – Les actes d’altruisme réduisent le stress et contribuent à améliorer la santé mentale. Pour obtenir le plus grand bénéfice cognitif, les actes de bonté doivent être délibérés et conscients.
  4. Injecter de la positivité dans votre environnement – Faites de votre lieu de travail un espace positif, prenez une pause en milieu de journée et évitez les émotions négatives. Même simplement passer 20 minutes à l’extérieur lorsqu’il fait beau stimule non seulement l’humeur positive, mais élargit également la pensée et améliore la mémoire de travail.
  5. Faire de l’exercice – L’exercice libère des produits chimiques qui induisent du plaisir (endorphines) et améliorent notre humeur – et ce n’est pas seulement un effet à court terme. Une étude a démontré que 45 minutes d’activité trois fois par semaine ont entraîné une amélioration significative de la santé mentale chez les patients déprimés pendant plus de six mois.
  6. Dépenser de l’argent (mais pas sur des objets) – Les études montrent que dépenser de l’argent sur des expériences et des activités plutôt que sur des choses nous rend plus heureux pour le moment et au fil du temps. Suivez un cours d’art, envoyez des fleurs à votre conjoint, invitez un ami à déjeuner (ou sortez et rencontrez-vous dans le parc si le restaurant est toujours interdit).
  7. Faire preuve d’une Force distinctive – Lorsque nous faisons les choses pour lesquelles nous sommes naturellement bons et qui sont liées à nos traits de caractère, nous en retirons des avantages durables et, encore une fois, nous augmentons notre niveau de bonheur de base. Il ne s’agit pas seulement de « poursuivre sa passion ». C’est la pratique quotidienne des forces mêmes qui font de vous qui vous êtes.

Principe #2 - Le point d’appui et le levier

Achor a reconnu l’importance de la psychologie lorsqu’il avait seulement sept ans. Il jouait avec sa sœur cadette et cette dernière est tombée d’un lit à deux étages. Par hasard, à ce moment crucial lorsqu’un enfant est blessé, lorsqu’il y existe une bifurcation où l’enfant fait un choix entre pleurer et passer à autre chose, Anchor s’est trouvé à distraire sa soeur. Bien qu’il ne l’ait pas reconnu à l’époque, c’était sa première leçon de vie sur la façon dont nous pouvons réellement influencer notre bonheur. Tous les parents qui lisent ceci ont déjà leur propre expérience de cette leçon. Modifier le centre d’attention d’un enfant de la douleur à autre chose semble dissiper la douleur.

Il y a une vraie science derrière cela. Nos cerveaux ne peuvent traiter qu’une quantité limitée d’information à la fois. Si on lui donne suffisamment de stimulus sur autre chose que la douleur, le cerveau perd sa capacité de traiter l’information sur la douleur.

Cela est également pertinent en dehors du contexte de la chute d’un lit à deux étages. Si nous utilisons notre capacité mentale pour nous concentrer sur la gratitude, l’espoir, l’optimisme et la résilience, nous aurons moins de capacité à ressentir le stress et l’incertitude de la négativité.

Principe #3 - L’effet Tetris

Étant donné que notre cerveau ne peut traiter qu’une certaine quantité d’information à la fois, nous devons nous assurer de ne pas le remplir de pensées négatives, ce qui ne laisserait pas de place aux pensées positives (heureuses).

Le département de psychiatrie de Harvard a payé des participants pour jouer à Tetris (voir cette vidéo si vous ne connaissez pas le jeu) pendant plusieurs heures par jour, trois jours de suite. Après l’étude, les participants percevaient le monde comme s’il était fait de formes de Tetris. L’un d’eux a décrit comment les boîtes de céréales pouvaient être réalignées pour être plus serrées sur l’étagère et s’est demandé si un bâtiment particulier du centre-ville était tourné sur le côté, s’il pouvait tenir dans un espace entre deux autres.

J’ai connu une variante à ce sujet et peut-être que vous aussi. Soit la vente des SUV blancs a monté en flèche immédiatement après que ma femme et moi en ayons acheté un, ou puisque nous étions maintenant de nouveaux propriétaires d’un SUV blanc, nous avons commencé à remarquer combien il y en a sur la route.

Il ne s’agit pas seulement du jeu, bien sûr; L’effet Tetris est une métaphore de la façon dont nos cerveaux influencent la façon dont nous voyons le monde réel.

Vous pouvez peut-être identifier quelqu’un que vous connaissez qui est piégé dans un effet de Tetris négatif. Un patron qui ne voit que ce qui est mal fait et pas ce qui est vraiment bien fait. Un collègue qui arrive au bureau une journée merveilleusement ensoleillée et se plaint de la chaleur. Achor soutient que ces gens n’essaient généralement pas d’être difficiles ou grincheux ; ils se sont tout simplement habitués à chercher le négatif dans le monde et ce faisant, c’est tout ce qu’ils voient.

Nous sommes bombardés avec plus d’informations que nos cerveaux peuvent assimiler alors nos cerveaux agissent un peu comme un filtre antispam de courriel. On estime que nous ne pouvons conserver qu’un élément d’information sur 100 que nous recevons. Tout comme un filtre antispam est programmé pour suivre des instructions de programmation spécifiques sur ce qu’il faut laisser passer et ce qu’il faut filtrer, les 99/100 éléments d’information qui sont filtrés sont basés sur la programmation que nous avons créée dans notre propre cerveau.

Une expérience classique qui en fait la démonstration consiste en une vidéo où deux petits groupes, l’un vêtu de noir et l’autre de blanc, ont fait circuler un ballon de basketball parmi leur propre groupe. Les participants à l’expérience devaient compter le nombre de fois que l’équipe blanche passait le ballon. Après la vidéo, on a demandé aux participants s’ils avaient vu le gorille entrer dans la scène. Près de la moitié, 46 %, ne l’avaient pas vu! La vidéo est disponible ici. Étant donné que vous allez regarder la vidéo dans le contexte de la discussion que nous avons tendance à ne voir que ce à quoi nous sommes programmés, vous verrez certainement le gorille. Essayez-le sur vos collègues et amis sans rien leur dire à l’avance.

Le pouvoir d’un effet Tetris positif inclut le bonheur, la gratitude et l’optimisme.

Bonheur - Plus vous voyez les points positifs autour de vous, plus vous serez heureux : plus vous êtes heureux, plus vous serez performant dans votre travail et dans la vie en général.

Gratitude – en plus d’un sentiment de gratitude menant à des niveaux plus élevés de bonheur déclaré, les chercheurs ont constaté que les participants aux expériences aléatoires formés pour être plus reconnaissants sur une période de quelques semaines se sentaient également plus socialement connectés, bénéficiaient d’un meilleur sommeil et ont même signalé moins de maux de tête que les groupes témoins.

Optimisme – Des études ont montré que les personnes optimistes sont plus aptes à fixer des objectifs, à faire face à des situations de stress élevé et à surmonter des difficultés.

En tant que leader de bénévoles, c’est doublement important. Comme nous l’avons vu, votre bonheur influera sur votre façon de faire votre travail, mais étant donné que le bonheur est contagieux, il influera également sur la façon dont tous les bénévoles avec lesquels vous vous engagez rempliront leurs rôles.

Heureusement, nous pouvons entraîner ou même réentraîner notre cerveau à établir un effet Tetris positif. Comment? Cela sera discuté sous le Principe #6.

Principe #4 – Tomber vers le haut

Les personnes et les entreprises les plus prospères ne voient pas l’adversité comme un obstacle, mais plutôt comme une étape fondamentale sur la voie du succès. Cette adversité fait partie du parcours aux grands succès. Saviez-vous que Walt Disney a été viré par un rédacteur de journal pour ne pas avoir été assez créatif ? Michael Jordan, ancien joueur de basketball étoile des Bulls de Chicago (qui, soit dit en passant, a été rayé de son équipe de l’école secondaire) a dit un jour : « J’ai échoué à maintes reprises dans ma vie, et c’est pourquoi j’ai réussi. »

De nombreuses organisations font aujourd’hui l’effort de célébrer les échecs. Pourquoi? Une reconnaissance que ce qui est appris d’un échec contribue à des succès futurs. Saviez-vous que le succès de la gamme de produits Post-it Note de 3M est le résultat d’un échec important? Un chimiste de 3M essayait de formuler une colle permanente et quand le résultat était quelque chose qui pouvait être appliqué puis réappliqué plusieurs fois, il a écrit au sujet de son échec dans une publication interne de compagnie. Le département marketing l’a lu et en a vu le potentiel.

À Better Impact, on comprend que si on ne commet pas une erreur décente une fois par année, c’est qu’on ne fait pas assez d’efforts. L’une de nos valeurs fondamentales est « Soyez humain – Échouer, célébrer, s’adapter, grandir et se connecter… Tout cela fait partie d’être humain ». C’est également un contributeur au succès.

Principe #5 - Le cercle de Zorro

Avant d’être un combattant au sang-froid pour ceux qui ne pouvaient pas se battre pour eux-mêmes, Zorro était un homme indiscipliné et sans objectif. Le mentorat de Don Diego a soutiré le meilleur de Zorro. Son mentor commence par dessiner un cercle dans le sable autour de Zorro et lui ordonne de se battre seulement à l’intérieur du cercle, et une fois qu’il a maîtrisé cette capacité de se concentrer sur le combat dans le petit cercle, le cercle s’agrandit. C’est de cette partie de l’histoire de Zorro que l’auteur de The Happiness Advantage Shawn Achor nomme le cinquième principe.

L’un des plus grands facteurs du succès est la croyance que nos actions ont de l’importance pour le résultat. Malheureusement, lorsque les tensions dans nos vies montent à un point critique, le sentiment que nous sommes en contrôle est le premier à nous quitter, surtout quand nous essayons de nous attaquer à trop de choses à la fois. Dans de telles situations, il nous est conseillé de limiter la portée de notre attention, puis en observant que nos actions ont un effet visé, nous nous sentons un sentiment de contrôle sur cette zone étroitement définie. De cette manière, nous gagnons la confiance nécessaire pour élargir progressivement notre cercle d’attention.

Un sentiment de contrôle est important. L’Étude nationale sur l’évolution de la main-d’œuvre a révélé qu’un plus grand sentiment de contrôle au travail reposait sur un niveau de satisfaction plus élevé dans tous les autres domaines de la vie.

Le bonheur n’est pas la seule victime. Lorsque nous perdons notre sens du contrôle sur notre environnement de travail, nous avons tendance à penser davantage avec la partie de notre cerveau qui contrôle nos réflexes de combat ou de fuite plutôt que la partie de notre cerveau qui prend des décisions stratégiques et logiques. Dans ce mode, la productivité personnelle diminue.

J’entends souvent parler de leaders de bénévoles qui se sentent dépassés par le nombre de choses qu’ils ont à faire, qui doivent respecter les règles établies par d’autres personnes et qui n’ont généralement aucune influence au sein de leur organisation. Si vous vous reconnaissez, il est grand temps de dessiner un petit cercle Zorro qui concentre votre attention sur une seule chose. Obtenez un projet à mettre dans votre assiette aussi rapidement que possible. Fermez la porte de votre bureau et terminez le projet ou trouvez un moyen de le déléguer. Choisissez quelque chose dans votre organisation qui pourrait être amélioré et faites-le vous-même ou invitez d’autres individus à se joindre au même cercle Zorro. Commencez par des objectifs facilement accessibles, si vous le pouvez, de sorte qu’il est facile pour tout le monde de s’investir dans le processus d’amélioration. Suite au succès de votre premier petit cercle Zorro, vous et votre organisation aurez la confiance nécessaire pour aborder un cercle plus élargi.

Principe #6 - La règle des 20 secondes

À la fin des années 1800, William James enseigne le premier cours de psychologie expérimentale à Harvard et publie Principals of Psychology. En parlant de la façon dont les habitudes affectent nos vies, il a conseillé : « Nous devrions faire de notre système nerveux notre allié plutôt que notre ennemi. » Étant donné que nous effectuons nos habitudes sans effort, si nous pouvons ajouter à notre collection d’habitudes positives, nous serons mieux nanties sans avoir eu à investir beaucoup d’effort dans le processus.

Nos cerveaux peuvent changer suite à la répétition de quelque chose. Nos cerveaux sont constitués de milliards de neurones qui sont tous interconnectés entre eux, formant un vaste éventail de voies neuronales. Le courant électrique parcourt ces voies avec chaque pensée et chaque action. Plus nous répétons une action, plus la même voie est utilisée, et plus elle est utilisée, plus elle est forte et plus un signal peut la traverser rapidement. Finalement, le signal peut parcourir le chemin si rapidement et sans effort, que l’action semble seconde nature ou automatique.

Alors, pourquoi les bonnes habitudes sont-elles si difficiles à instaurer? L’astuce est de surmonter l’inertie de passer d’un état de devoir consciemment nous forcer à faire quelque chose. Le chemin de moindre résistance est toujours sur notre chemin. Ce que nous devons faire est de créer un chemin de moindre résistance qui mène vers l’habitude positive plutôt que de s’en éloigner.

Achor partage un exemple de sa propre vie afin d’illustrer. Il a décidé qu’il voulait reprendre la guitare et s’est engagé à la pratiquer tous les jours pendant 21 jours, date à laquelle sa pratique de guitare se serait enracinée comme habitude. Cela n’a duré que quatre jours parce que la volonté seule ne suffit pas. Plus tard, et après avoir examiné les effets que le chemin de moindre résistance a sur les gens, il a essayé à nouveau. Mais cette fois-ci, plutôt que de ranger la guitare dans son étui, d’où il lui fallait 20 secondes pour la récupérer, il la garda plutôt sur un support dans son salon. Le fait de voir la guitare chaque jour a fait que la ramasser est devenu le chemin de moindre résistance, plutôt que de la laisser dans son étui.

La stratégie peut être appliquée à une alimentation plus saine en mettant les collations saines où elles sont très visibles et faciles à obtenir, et les moins saines hors de vue et nécessitant un peu plus d’effort à obtenir.

Le principe est simple. Nous voulons trouver des moyens d’abaisser l’obstacle qui nous empêche d’agir sur les actions que nous voulons établir comme habitudes et d’élever l’obstacle qui nous empêche d’agir sur les habitudes que nous voulons éliminer.

Principe #7 - Investissement social –Pourquoi le soutien social est votre plus grand atout

Achor introduit ce chapitre avec une histoire concernant la période durant laquelle il terminait un cours de formation de 90 heures de pompiers volontaires. La dernière étape a été désignée avec exactitude, le Labyrinthe de feu. Achor et un autre individu en formation ont dû aller dans un labyrinthe en feu rempli de fumée et essayer de sauver un mannequin qui avait été laissé quelque part dans le labyrinthe. Ils avaient appris que dans une maison enfumée où on ne voit rien, il est facile de se désorienter et de ne pas savoir comment sortir. La technique pour éviter de devenir désorienté est de garder une main sur le mur en tout temps et l’autre main sur votre partenaire qui balaie le sol à la recherche d’une victime inconsciente. Bien qu’on leur ait dit qu’ils avaient 60 minutes d’air, l’alarme de basse pression de leurs réservoirs d’oxygène s’est déclenchée 10 minutes après le début de l’exercice.

Bien que les pompiers expérimentés soient demeurés calmes, les volontaires en formation ont paniqué et leur capacité de raisonner a rapidement disparu. Ils se sont lâchés l’un et l’autre ainsi que le mur. La désorientation s’est installée et bientôt ils étaient impuissants et rampaient en cercles sur le sol.

Les formateurs ont laissé cela se poursuivre pendant une courte période avant d’intervenir et de secourir les volontaires. Il s’est avéré qu’il n’y avait pas de mannequin à secourir et que les alarmes à basse altitude étaient prêtes à se déclencher malgré la présence d’air dans les réservoirs. Bien que cela ait semblé être un tour cruel à l’époque, c’était une leçon cruciale qui pourrait un jour leur sauver la vie et cela a inspiré une leçon qui est à la base du Principe 7 d’Achor – lorsque nous rencontrons un défi ou une menace inattendue, la seule façon de nous sauver est de nous accrocher aux gens autour de nous et de ne pas lâcher prise. En raison de la pandémie, il se peut qu’il y ait de la distanciation physique ces derniers temps, mais les appels Zoom, les check-ins sur Facebook et les conversations dans nos allées de garage avec nos voisins ne sont pas seulement édifiants, ils font partie de notre plan de survie.

Dans l’une des études psychologiques les plus anciennes, 268 hommes ont été suivis depuis leur entrée au collège à la fin des années 1930, jusqu’en 2009, et de vastes quantités d’informations sur leur vie ont été enregistrées en cours de route. En examinant les données, les chercheurs ont cherché les différences, ce qui séparait les les vies des hommes les plus heureuses et les plus complètes des vies les moins réussies. La réponse, selon George Vaillant, l’auteur de l’étude et cité dans le Atlantic Monthly, est « L’amour, un point c’est tout ». Vaillant a conclu qu’il y a « 70 ans de preuves que nos relations avec les autres comptent, et qu’elles comptent plus que tout au monde ».

Ces constatations ont été reproduites à maintes reprises. Dans une de ces études, les chercheurs ont cherché à identifier les caractéristiques des 10 % les plus heureux parmi nous. S’agissait-il de climats chauds, de richesse ou de forme physique? Non. Ils n’ont trouvé qu’une seule caractéristique distinguait les 10 % les plus heureux de tous les autres : la force de leurs relations sociales.

Étant donné que nous avons vu que le bonheur mène à de meilleurs résultats pour votre organisation, et qu’un cercle social fort contribue au bonheur, il est important de ne pas délaisser le maintien de vos liens sociaux, en particulier lorsque les choses deviennent difficiles. Vous pourriez être enterré de travail et penser que ça doit être votre priorité, mais votre travail bénéficiera ultimement sur le long terme (et vous aussi) si vous gardez de fortes connexions sociales.

N’oublions pas que tout cela s’applique aussi bien à vos bénévoles qu’à vous. Étant donné que certaines personnes font du bénévolat comme moyen d’établir un lien social, l’interruption temporaire de l’engagement bénévole d’une organisation a coupé certains bénévoles d’un important cercle social. Certains de vos bénévoles aimeraient-ils se reconnecter via Zoom? Alors que vous commencez à réunir des bénévoles de nouveau après la pandémie, le simple fait de présenter deux bénévoles qui ne se connaissent pas est probablement la façon la plus facile et la plus rapide d’investir dans les dividendes sociaux. La création d’occasions pour eux d’apprendre à se connaître renforcera leur cercle social et, par conséquent, les rendra plus heureux et plus proactifs. Tout le monde gagne !

En guise de récapitulation des sept principes d’Achor

  1. L’avantage du bonheur : Il a été prouvé dans une variété d’études qu’un état d’esprit heureux conduit à de meilleurs résultats et il y a des choses que vous pouvez faire pour élever votre niveau de bonheur.
  2. Le point d’appui et le levier : Parfois, c’est l’esprit qui prime sur la matière. Si votre esprit est rempli de raisons pour lesquelles vous ou votre organisation ne pouvez pas faire quelque chose, il n’y a pas de place pour entretenir des idées qui pourraient rendre ce que vous voulez faire possible.
  3. L’effet Tetris : Nous pouvons réentraîner notre cerveau pour repérer les modèles de possibilités, afin de voir et de saisir les occasions partout où elles se présentent.
  4. Tomber vers le haut : L’échec fait partie de la voie vers la réussite.
  5. Le cercle de Zorro : Canalisez vos efforts sur de petits objectifs gérables pour obtenir l’effet de levier nécessaire à la conquête graduelle d’objectifs de plus en plus grands.
  6. La règle des 20 secondes : Réduisez l’énergie d’activation pour les habitudes que vous voulez adopter et augmentez-la pour les habitudes que vous voulez éviter.
  7. Investissement social : Quels que soient les défis que vous rencontrez, n’ignorez pas l’un des plus grands prédicteurs de succès et de bonheur : votre réseau de soutien social.

Vous en voulez plus? Voici des liens vers des endroits où vous pouvez acheter l’ouvrage en ligne (version en anglais).

Ce résumé n’est pas destiné à remplacer la lecture du livre en entier - il en vaut vraiment la peine.

USA - http://www.amazon.com/The-Happiness-Advantage-Principles-Performance/dp/0307591549

Canada - http://www.amazon.ca/The-Happiness-Advantage-Principles-Performance/dp/0307591549

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UK - http://www.amazon.co.uk/The-Happiness-Advantage-Principles-Performance/dp/0753539470

Australia - http://www.fishpond.com.au/Books/Happiness-Advantage-Shawn-Achor/9780753539477