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Gestion de bénévoles dans un monde post-pandémique

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Comme nous le savons tous, la dynamique et les paramètres de ce que nous considérons comme normal ont radicalement changé avec la COVID-19. Maintenant que nous avons passé plus d’un an à faire face à cette pandémie, il est clair que les choses ne reviendront jamais entièrement comme elles étaient, même lorsque la situation se sera améliorée. À l’échelle mondiale, l’industrie du voyage et de l’hôtellerie a peut-être été la plus durement touchée par la pandémie, mais ce n’est pas la seule. Le secteur sans but lucratif a aussi été durement touché. L’engagement des bénévoles a énormément évolué en réaction à la pandémie et, qu’on le veuille ou non, il continuera d’évoluer dans un monde post-pandémique. Cependant, si nous nous penchons sur les aspects positifs de ces changements, nous trouverons peut-être des façons de rendre nos programmes de bénévolat plus solides et plus efficaces, malgré la pandémie.

À mesure que le monde réouvrira lentement ses portes, nous devrons composer avec certaines choses qui ont changé au cours de la dernière année et qui pourraient le demeurer à jamais. Des organisations du monde entier ont appris à faire face à la nouvelle réalité. Pour maintenir la distanciation physique, elles ont utilisé des stratégies comme le télétravail, la réduction des heures de travail et une plus grande flexibilité des horaires de travail. Cela en dit long sur la façon dont les humains peuvent s’adapter au changement. Le bénévolat a également pris une forme différente. Selon un sondage de VolunteerMatch, en mars 2020, les représentants d’organismes sans but lucratif ont vu énormément d’annulations de la participation de bénévoles en personne (68 %). Ce n’est peut-être pas très rassurant, mais au moins ça vous indique que vous n’étiez pas seul. Cependant, en mai 2020, le pourcentage d’annulations a légèrement diminué (53 %). Cela laisse entendre que les gens commençaient à se sentir plus à l’aise d’aider leur collectivité. Bien que les ordres d’isolement à la maison et d’autres restrictions, appliquées à divers degrés et stades d’une communauté à l’autre à travers le monde entier, entravent toujours le bénévolat, les organismes bénévoles apportent des modifications à leurs activités afin de créer des milieux bénévoles plus sécuritaires et d’utiliser la technologie à leur avantage. Il n’est pas surprenant que des bénévoles jouent maintenant un rôle dans la tâche gargantuesque de faire vacciner la population.

Même une fois que la pandémie sera derrière nous, il vaudra la peine de tenir compte des avantages à long terme des technologies que nous avons adoptées par nécessité, pour voir comment elles pourraient continuer d’aider votre organisation à accomplir votre mission dans une réalité post-pandémique. Zoom et les technologies similaires sont devenues des outils courants pour communiquer par nécessité absolue, mais même une fois que nous pourrons nous réunir à nouveau en personne, il y aura encore des circonstances où un appel Zoom de groupe sera une meilleure alternative. En raison de la pandémie, l’apprentissage en ligne « eLearning » a remplacé de nombreuses séances d’orientation et de formation en personne, mais maintenant que le contenu de l’apprentissage en ligne est en place, il pourra aider à surmonter d’autres obstacles liés à la formation. Par exemple, les difficultés liées à l’établissement des horaires et le fait d’avoir un nombre insuffisant de bénévoles pour justifier la tenue d’une séance de formation.

Si l’on considère le nombre d’emplois en personne qui ont été transférés en télétravail avec succès pendant cette pandémie, il n’est pas surprenant que le bénévolat transitionne également vers cet espace plus sûr. Selon le même sondage de VolunteerMatch, la popularité des opportunités de bénévolat virtuel est passée de moins d’un tiers à près de la moitié en quelques mois. Ce changement est inspirant, car il témoigne de la flexibilité des bénévoles et des organismes d’engagement des bénévoles, et il ouvre les portes aux Leaders des bénévoles pour qu’ils trouvent de nouvelles façons innovatrices de contribuer. Comprendre que notre rôle et celui de nos bénévoles ont changé est une étape importante du processus. Il est crucial de s’efforcer d’adapter les opportunités de bénévolat existantes ou de créer de nouvelles opportunités virtuelles qui contribuent à notre mission.

Le bénévolat virtuel offre de nombreuses opportunités. Avec l’aide de technologies comme les ordinateurs, les tablettes et les téléphones intelligents, nous pouvons maintenant faire appel à des bénévoles hors site pour nous aider à accomplir une myriade de tâches. Par exemple, l’élaboration d’une stratégie de médias sociaux ou d’une stratégie de diversité et d’inclusion, la rédaction de contenu pour les publications et les blogues, la photographie, la conception graphique, l’élaboration de manuels de politiques, la création de plans d’affaires ou de marketing, l’analyse financière, la traduction, la révision ou la relecture de documents, le mentorat ou le tutorat. Pensez aux possibilités que cela peut représenter pour votre programme. Y a-t-il un projet que vous aviez mis en suspend dans le passé et qui pourrait maintenant être mis en place ? Un blogue ou des messages réguliers dans les médias sociaux contribueraient-ils à votre mission ? Pensez à faire une présentation virtuelle ou un webinaire ou à offrir une visite virtuelle. Des attractions (et des membres de Better Impact) comme le zoo de Cincinnati (États-Unis) et l’aquarium de Vancouver (Canada) offrent des visites guidées en ligne et des webcams en direct. Des efforts comme ceux-ci permettent aux organisations de continuer à divertir et à éduquer les gens bien qu’il ne soit pas sécuritaire de les visiter physiquement. Mais pensez aux avantages de garder de telles choses en place une fois que nous pourrons à nouveau nous approcher à six pieds l’un de l’autre. Ça pourrait permettre d’atteindre un public éloigné, ou d’atteindre des personnes alitées, et d’ouvrir généralement les portes à un public beaucoup plus large. Cela ne peut pas remplacer le fait d’être là en personne, mais cela peut inciter les gens à visiter les lieux quand ils le peuvent et à revivre l’expérience par la suite.

Il y a aussi d’autres nouvelles considérations pour la présélection et la formation des bénévoles en ligne. Encore une fois, nous aurons peut-être l’occasion d’améliorer nos opérations à long terme en fonction de ce que nous avons été obligés de mettre en place pendant la pandémie. De nombreux gestionnaires bénévoles ont mené des entrevues initiales par téléphone, car cela évite au bénévole de se rendre au bureau à un stade si préliminaire. Avec autant d’entre nous maintenant habitués à utiliser Zoom, certains de ces appels téléphoniques peuvent passer de façon permanente à des appels vidéo où les indices visuels peuvent augmenter l’information reçue dans les deux directions. L’intégration et la formation ont également dû être déplacées en ligne sous forme de webinaires et d’apprentissage en ligne. Dans certains cas, cela s’est avéré une meilleure méthode de prestation que le rassemblement traditionnel de bénévoles dans la même salle en même temps. Par exemple, Puffying Bill Billy Railway (Australie) et Tyne & Wear Archives & Museums (Royaume-Uni) ont commencé à utiliser l’apprentissage en ligne pour informer les nouveaux bénévoles et les bénévoles de retour sur le bénévolat sécuritaire en vertu des restrictions de la COVID-19 et cherchent des façons d’intégrer le processus à l’avenir.  

Cette nouvelle norme aura probablement des effets permanents sur notre façon de travailler, de faire de l’exercice, de voyager, de socialiser et de nous impliquer dans nos communautés. Cela nous montre également que, malgré les circonstances, le bénévolat continuera de prospérer à mesure que les gens trouveront de nouvelles façons d’établir des liens et de partager leur temps, leurs compétences et leurs connaissances.

Veuillez nous faire part de vos expériences. Quels changements avez-vous mis en place en raison de la pandémie et qui demeureront sous une forme ou une autre après la pandémie ?